Ils chantèrent.. et les fondements furent ébranlés. Ps 95 / Ac 16




« Les fondements de la Terre sont dans sa main. »

Psaume 95


« Ils chantèrent … et les fondements... furent ébranlés »


Actes 16


Quel est le rapport entre Paul et Silas enfermés en prison, chantant des louanges, l’effet papillon et les calculs stochastiques ?



Paul et Silas étaient en voyage pour partager la bonne nouvelle du salut que Dieu offre à tous les hommes. Alors que les portes semblaient s’ouvrir, une nouvelle région, une nouvelle ville « Néapolis » (litt. ville nouvelle), qui s’ouvraient devant eux, les coeurs mêmes que Dieu ouvrait et qu’Il appelait à Lui, soudainement les portes se sont fermées, les coeurs se sont refermés, la ville s’est endormie sur leurs pieds et mains enchaînés dans une cellule sinistre.

Paul et Silas étaient dans la crainte et dans le tremblement d’esprit.

Mais au milieu de la nuit, ils chantent les louanges, ils chantent des hymnes à Dieu et tous les entendaient. Dieu aussi entend ces chants qui résonnent au fond de la nuit… et un grand séisme eut lieu, les fondations de la prison furent ébranlées (Actes 16).



L’effet papillon, en résumé, nous dit que dans un phénomène sensible aux conditions initiales, la plus infime différence dans une situation initiale donnée peut aboutir à un résultat final extrêmement différent.

D’où l’exemple célèbre: pour prévoir l’arrivée d’une tornade au Texas, il faut connaître parfaitement l’état de toute l’atmosphère à l’instant T, y compris le battement d’aile d’un papillon au Brésil. Car le résultat final, avec ou sans ce papillon, peut être complètement différent et la prédiction du modèle ne sera plus du tout la même. C’est le contraire du déterminisme, c'est un modèle aléatoire plus imprévisible, que les mathématiques stochastiques tentent de modéliser.



ce chant a trouvé un écho dans les cieux, qui s’ouvrent devant eux dans la nuit, de nouveau. Dieu envoie un messager divin, sa Parole vient ébranler les fondements de la Terre pour que leurs chaînes tombent, que leurs portes s’ouvrent, que leur mission se poursuive.

Les Psaumes considère que les hommes, à cause de leur injustice, ébranlent les fondements du monde, la société humaine perd tout fondement lorsqu’il n’y a plus de justice et que seule la loi de la force brutale s’impose, celle de l’argent, celle du glaive, et des armes létales, comme on le voit dans l’actualité, ou des politiques dévoyées, ces lois qui font obstacle à l’espoir d’une vie en paix, en justice, en vérité.

Alors Dieu entend …

Paul et Silas sont enfermés et leur avenir est maintenant en suspens… Tant de bonnes pistes, tant de signes encourageants, de portes ouvertes, mais tout s’est ébranlé, tout s’est écroulé. Dans leur situation désespérée, un infime paramètre vient tout changer.

Ils chantèrent au milieu de la nuit des hymnes…

ce chant est infime, ce n’est pas lui qui produit le séisme, car les prisonniers l’ont entendu sans même être empêchés de dormir.


Mais ce petit battement d’espoir résonne…

Il trouve un écho favorable et cet écho ne vient pas d’une foule enthousiaste qui écoute avec plaisir leur voix, peut-être même qu’ils chantent un hymne de plainte que nous aurions du mal à entendre - Jésus de même, que chantait-il ?

Mais ce chant a trouvé un écho dans les cieux, qui s’ouvrent devant eux dans la nuit, de nouveau. Dieu envoie un messager divin, sa Parole vient ébranler les fondements de la Terre pour que leurs chaînes tombent, que leurs portes s’ouvrent, que leur mission se poursuive.

Un chant gospel parlant de cet épisode de Paul et Silas dit « God gives his children a song » - Dieu donne un chant à ses enfants au coeur de la nuit.

Parfois nous sentons nous aussi que toutes les portes se sont refermées, que le ciel lui-même nous semble fermé et que plus personne n’entend notre appel, notre voix.

Nous nous sentons seuls, sans vis-à-vis, et même le lieu le plus familier finit par nous sembler étranger, ou bien nous y sommes étranger.

Alors notre monde n’est plus le même, parce qu’il n’est plus éclairé d’espoir.

Et un fatalisme déterministe nous dit qu’il faut l’accepter, que c’est la vie.

Mais un petit battement d’espérance peut faire toute la différence. Une prière, un chant de délivrance peut trouver la plus grande résonance. Ce fut celui des marcheurs qui suivaient Martin Luther King, dans leur combat pour la liberté. Des personnes sans réel pouvoir, des chants infimes, oubliés aujourd’hui encore, inconnus.

Mais leur écho a été entendu, il a fait tomber des chaînes, il a ouvert des portes, il a ouvert des coeurs.

Alors quand la porte s’est refermée, que la nuit est retombée, gardons un chant, gardons l’espérance.

Peut-être seront-ils entendus du haut des cieux, peut-être entreront-ils en résonance avec la voix du Très Haut, dont la souveraineté est imprévisible,

Peut-être alors qu’Il ébranlera les fondations de tous ces obstacles qui nous retiennent, pour nous ouvrir un nouvel horizon et nous redonner une vision, pour continuer de partager la bonne nouvelle, du salut offert à tous en Christ, et de l’Amour qui ébranle et transforme des vies.


Dieu donne à ses enfants un chant, même au milieu de la nuit la plus sombre.

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