Prenez à coeur la cause du faible et de l’orphelin (Psaume 82)


Méditations sur le Psaume 82. Traduction libre.

"Quand nous prions et faisons appel à Dieu, d’une main il nous secourt, de l’autre il nous montre l’horizon, il tend l’oreille pour entendre les peines de notre coeur, il ouvre la notre et nous invite à écouter celles qui affligent le sien".

Quand nous prions et faisons appel à Dieu, d’une main il nous secourt, de l’autre il nous montre l’horizon, il tend l’oreille, et entend les peines de notre coeur, il ouvre la notre, et nous invite à écouter celles qui affligent le sien.


Car Dieu se tient dans l’assemblée de Dieu, au milieu des dieux, il juge, nous dit le psaume en guise d’ouverture.


Nous nous sommes approchés du juge de toute la terre, lui qui siège au conseil divin, au coeur de l’assemblée céleste, celui dont le regard parcourt toute la terre pour soutenir ceux dont le coeur est entièrement tourné vers lui, observe et pèse les coeurs, pèse et mesure les oeuvres, de ceux qu’il a façonnés de sa main et à qui il a tout donné.


Jusques à quand jugerez-vous injustement, et montrez vous tant d’égards à la face des méchants ?

Pause…

Cette pause dans la prière, est aussi une invitation à une pause dans notre vie, le temps est suspendu, nos pensées et nos lèvres soudainement se suspendent aussi à ces paroles qui nous interrogent, interrogent notre regard.

Les yeux tournés vers lui, Dieu détourne notre regard de nous-mêmes, de lui-même, pour les porter vers ceux qui sont sans attention, sans regard, sans secours.

« Prenez à coeur la cause du faible et de l’orphelin,

Soyez justes envers les affligés, les malheureux.

Secourez le faible, le nécessiteux,

Délivrez les de la main des méchants / des hommes mafieux. »



Alors que nous venons adresser à Dieu nos besoins personnel, il nous invite à ‘adresser’ les besoins des plus faibles, des pauvres en pain ou en esprit, des âmes affligées et essoufflées par la vie, le faible, l’orphelin, le nécessiteux, l’affligé. Chacun d’entre eux a perdu une part essentielle de son existence: une perte relationnelle, physique ou émotionnelle, une perte de dignité morale, matérielle ou financière. Ils vivent à demi, soupirant comme des âmes affaiblies.

Nul ne les entend, ne les voit, ne les considère vraiment.




Sauvons l’économie. Sauvons l’écologie. Sauvons nos vies.

Mais ces âmes démunies restent oubliées des puissants, qui gouvernent selon le métronome du marché et des échéances de crédit, de leurs intérêts personnels et leurs désirs de puissance.


Ils sont sans connaissance, ils sont sans intelligence,

ils avancent dans les ténèbres,

toutes les assises de la terre sont ébranlées.


L’injustice des hommes ébranle jusqu’aux fondements de la terre. Le mot est fort, quelle accusation, quelle spéculation… d’où vient pareille superstition ?


Car cet homme qui habite le monde, dont la vie ne tient qu’à un souffle, dont la taille est si insignifiante devant l’univers qui l’entoure, et qui passe le plus clair de ses jours dans la vanité, Dieu l’a appelé fils du Tout Puissant.

Dieu l’a couronné d’honneur et de gloire. Il a tout remis entre ses mains.


« J’ai dit: vous êtes des dieux, vous êtes tous des fils du Très-Haut. Cependant vous mourrez comme des hommes, Vous tomberez comme un prince quelconque. »


La création entière tremble et gémit elle est bouleversée dans ses fondements - l'écologie en témoigne, elle est émue jusqu’aux entrailles, en réponse au spectacle terrible de cet homme infime qui bouleverse tout ce qui l’entoure.


Le Très-Haut, qui siège dans l’assemblée divine, veille et retient son jugement, jusqu’au jour où les grands seront déchus, et goûteront aussi à l’oubli, la faim et la désolation. Car la création entière, toute âme qui vit parmi les nations, sont dans la main de Dieu.


« Ô Dieu, lève-toi pour juger le monde,

car tu as pour possession toutes les nations. »


En nous tournant vers Dieu, il nous ouvre à ces horizons.


Si nous mettons notre confiance en lui pour entendre notre prière, c’est aussi parce qu’il entend les soupirs de toute âme qui vit, de tout le monde créé .


Alors qu’il nous écoute, et tend sa main pour nous saisir, dans le même temps il nous invite à entendre, et à être présents pour ceux qui, faibles ou affligés, nous entourent et partagent notre dignité humaine.


Dieu nous découvre sa tendresse… et se soucie de toute sa création, depuis l’orphelin qui pleure au malade qui gémit, depuis la vie ou la nature détruites par l’homme, aux astres éternels qui illuminent la nuit et nous émerveillent.


Prions donc en tout temps, nul n’est vraiment seul, Dieu est celui qui entend.

Prions nous, mais aussi tous ceux qui, au près au loin, attendent le secours, la délivrance. Même s’il tarde ou semble loin, il est notre soutien incomparable.


Prions pour eux, pensons à eux, faibles, orphelins, malheureux, portons vers eux notre regard, pour que changent nos attitudes et nos actions, à l'égard de ceux que le monde délaisse, mais sur qui Dieu veille attentivement.

Dieu nous découvre sa tendresse… et se soucie de toute sa création, depuis l’orphelin qui pleure au malade qui gémit, depuis la vie ou la nature détruites par l’homme, aux astres éternels qui illuminent la nuit et nous émerveillent.
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